La Belle et la Bête – 2019

Quelques mots sur l’histoire…

La Belle et la Bête est un conte-type, identifiable dans le monde entier en dépit des variantes locales. Si les versions originales véhiculent des valeurs quelque peu dépassées de nos jours (telles que la beauté égale la bonté), l’amour et la rédemption en demeurent les thèmes principaux.

Une jeune femme prénommée Belle se sacrifie pour sauver son père, condamné à mort pour avoir cueilli une rose dans le domaine d’un terrible monstre. Contre toute attente, la Bête épargne Belle et lui permet de vivre dans son château. Elle s’aperçoit que, derrière les traits de l’animal, souffre un homme victime d’un sortilège.

L’une des versions les plus anciennes de ce conte est sans doute celle d’Apulée, Amour et Psyché (extrait de l’Âne d’Or ou Les Métamorphoses), qui date du IIe siècle. En 1550, Francesco Straparola en donna une version qu’il avait tirée du folklore italien et qu’il publia dans ses Nuits facétieuses sous le titre Le Roi Porc.

Ce fut cependant en 1757 sous la plume de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, dans son recueil Le magasin des enfants, que l’histoire acquit sa forme la plus fameuse dont découlent désormais toutes les adaptations scéniques, musicales, télévisuelles et cinématographiques. La première version sur grand écran remonte à 1899 ; au cours du XXe siècle, on distingue en particulier l’adaptation de 1946 signée Jean Cocteau, avec Jean Marais dans le rôle de la Bête, et évidemment le chef d’oeuvre d’animation des studios Disney de 1991.