Après le filage du premier acte, en route vers l’acte II de Notre Dame de Paris !

L’année 2018 est arrivée très vite pour les membres de la Compagnie du LAC. A peine les fêtes terminées, il faut déjà remettre le pied à l’étrier. Depuis la reprise, la Compagnie du LAC n’a eu que quelques répétitions pour se préparer en vue de l’échéance importante qui l’attendait le dimanche 28 janvier 2018. Et oui… il est (déjà) l’heure de voir si le travail porte ses fruits avec le premier filage de l’année.

Nous sommes gourmands, mais pas trop… alors nous nous contenterons de l’acte I !

C’est à la fois excitant et angoissant de voir à quel point le temps file. D’une part parce-que nous nous dirigeons à grand pas vers nos premières représentations. Mais d’autre part, nous constatons que l’investissement que demande ce genre de spectacle est colossal… et le travail qu’il reste à accomplir a de quoi ajouter quelques gouttes de sueur sur nos fronts déjà perlés des répétitions passées.

Bien-sûr, nous avons l’habitude de gérer ce genre de situation et nous parvenons à ne pas nous mettre trop de pression. Nous savons d’ailleurs à peine le nombre de jours qui nous séparent de notre première représentation publique (125 jours, 5 heures, 41 minutes et 23 secondes)…

Avant tout, qu’est-ce qu’un filage ? 

En quelques mots, c’est une répétition qui se déroule dans les conditions réelles du spectacle ce qui implique plusieurs choses pour notre association. La première, consiste à vérifier pour la première fois que le travail des différents groupes de l’équipe artistique s’harmonise parfaitement. Choristes, danseurs, musiciens, figurants, solistes… tout ce petit monde ne doit faire qu’un. La deuxième, et pas des moindres, est de ne s’accorder aucun droit à l’erreur. En effet, comme nous jouons en conditions réelles de spectacle, nous ne pouvons nous arrêter : tout doit… filer (et oui, c’est le principe d’un filage). Et enfin, comme nous aimons le challenge, tout cela doit être fait pour les 2 équipes de solistes. De ce fait le calcul est simple 2 équipes = 2 filages en une seule après-midi. Vous comprendrez la raison pour laquelle nous devons faire preuve d’une grande concentration. Avec des spectacles de cette envergure, il est souvent quasi impossible de réussir à passer tous les morceaux pour les 2 équipes. Pas le choix ! Il faudra se rattraper au prochain filage.

Concrètement, comment ça se passe ? 

Plusieurs phases se succèdent pendant les journées de filage. D’abord, rendez-vous une à deux heures avant le début du filage pour revoir toutes les chorégraphies et éviter les oublis. Ensuite, les musiciens entrent en scène, s’accordent, Christian BOUDA donne le « la » comme toujours. Une fois que tout le monde est prêt Yves MARIE, le chef d’orchestre, nous fait un signe de la tête. Nous pouvons donc commencer. Les tableaux s’enchaînent, les regards aiguisés de Sophie HOLLO et Sylvie Hollo scrutent les moindres défauts pendant plus d’une heure et c’est déjà l’heure de la pause. 15 minutes de répit, et c’est à l’autre équipe de rejouer l’acte.

Nous pourrions croire que tout se termine ainsi, et que tout le monde rentre chez soi le corps congestionné par les pas de danse, les déplacements et autres mouvements scéniques mais c’est mal connaitre l’équipe artistique. Puisque à peine sortis de scène, nous devons tous retourner sur la scène du Millénaire de Savigny-le-Temple pour écouter le débriefing. Armés de stylos, de nos scénarios ou téléphone portables, chacun prend note des remarques de SophieSylvie ou Christian. Le but étant de ne pas reproduire les mêmes erreurs pendant les prochaines répétitions et de gagner un temps considérable sur les prochains filages.

Les filages sont donc absolument nécessaires pour l’association. Ils représentent, à la fois, une valeur étalon pour l’équipe artistique et sont le moyen, pour les artistes, de se rendre compte de l’espace scénique dont ils disposeront et leur permettent de rentrer un peu plus dans la peau de leur personnage.

 

 

Pour leur générosité et leur bienveillance envers la Compagnie, nous tenons à remercier Messieurs Luc Plamondon, Richard Cocciante et Nicolas Talar.

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